Genève-Rolle-Genève 2022

Le week-end du 4 et 5 juin se tenait la 47ème édition de la Genève-Rolle-Genève (on laissera au lecteur attentif le soin de deviner le parcours). Cette année 2 équipages du LUC Voile sont sur la ligne de départ, avec sur LV1 Zoé, Laurie, Aldo, Ozan et Anouk, et sur LV2 avec un mât tout neuf Loïc, Perrine, Matteo, Jean et Aurélien. Mais ce n’est pas tout, la flotte de Surprise (52 bateaux) est parsemée de membres du LUC, Loïc sur Dolce Vita, Alexandre et Sebastian sur Noushine, et quelques autre LUCiens sur d’autres bateaux. Après un convoyage le vendredi par Anouk, Perrine et Aurel, les deux équipages se retrouvent le samedi matin à Genève pour les préparatifs d’avant départ ! Place maintenant aux récits des équipages, vu de l’intérieur.

Sur LUC Voile 2 :

La course commence avec un départ disons mitigé, l’équipage (nous ne citerons pas de nom) pensant que le signal de départ est le signal de la minute. Le temps de se rendre compte de l’erreur, le bateau est dans les dévents de la flotte et quasi arrêté, voyant les concurrents filer devant, à la 48ème place. Qu’à cela ne tienne, l’équipage avec Jean à la barre, Aurel à l’embraque et les autres au rappel fait preuve d’une très belle motivation, s’accroche et ne lâche rien, profitant du séchard qui se lève pour remonter au près avec une bonne vitesse, et en grignotant un par un les concurrents directs.

Au niveau d’Yvoire, c’est la remontada et LV2 recolle au reste de la flotte, qui subit la fin du séchard et la pétole dans le grand lac jusque Rolle. La traversée du lac est longue et on profite des petits airs pour se rafraichir dans l’eau et manger un bout, avant de faire un beau match race avec des copains italiens.

À 19h30, le vent rentre enfin et le bateau repart dans de beaux airs pour les derniers mètres avant Rolle. Nous sommes 39ème à la bouée. Puis l’équipe repart sous spi, se dégageant juste à temps de la côte suisse par un empannage bien placé pour ne pas rester coincé comme beaucoup de bateaux devant Gland.

La nuit tombe et l’équipage privé de Perrine qui lutte contre la fièvre au fond du bateau gagne encore quelques places en négociant les risées sous spi, grâce à de beaux efforts de tactique et de marche du bateau, et en gardant le spi gonflé dans toutes situations. Du grand art. Après un court orage qui nous mouille mais nous permet d’avancer quasiment jusqu’à la ligne, la course se termine en essayant de repérer les feux de la marque de passage finale et de la ligne d’arrivée, en gagnant encore une place sur un bateau avec qui nous étions en match race depuis 20 minutes.

Nous sommes 32e sur la ligne, avec un temps très correct de 13h14 ! Ce fut une belle régate pour l’équipage, qui a su montrer sa détermination (mention spéciale à Perrine qui s’est accrochée jusqu’au bout, et à Matteo prêt à monter au mât même dans l’orage) et son esprit de compétition (mention spéciale à Aurélien et à ses tapas, les vrais comprendront) même dans les moments difficiles, tout en montrant qu’on sait faire de belles choses ! En résumé, une chouette régate et plein de bonnes choses à appliquer au Bol d’Or qui s’annonce sous de bons augures !

Sur LUC Voile 1 :

Bon départ ! Ou du moins assez satisfaisant pour bien se lancer dans la course. Le Séchard s’est renforcé juste un peu avant le signal. On en profite autant qu’on peut pour remonter au plus vite le long de la côte française (qui est en fait Suisse sur une bonne partie du chemin à en croire les nombreux drapeaux rouges sur fond d’herbe vert clair). Tout se passe bien – on oubliera les quelques algues prises dans le safran et les efforts d’Aldo pour s’en débarrasser (ou se rafraichir les pieds) – jusqu’à ce que le vent cale. Nous sommes alors à hauteur d’Yvoire, la plupart des Surprise ont déjà commencer à s’éloigner de la côte, mais pas nous… c’est ainsi que l’on passe, d’après le tracking, de la 17ème place à la 43ème place…

Dans cette pétole, les nuages qui se noircissent au-dessus du Jura nous laissent craindre le pire : que le vent se lève proche de la côte Suisse et donc de voir toute la flotte s’échapper, en en profitant avant nous. Mais il n’en est rien. Nous mettons toute notre concentration et notre énergie pour nous rapprocher de nos concurrents et de la côte Suisse. Nous sommes déjà bien revenus quand le vent décide enfin de s’installer, de s’intensifier, et de nous donner un peu d’élan pour passer la bouée de Rolle, envoyer le spi et retraverser le lac (enfin une partie…).

Alors, le vent molli de nouveau. Petit moment d’hésitation, avant de se rapprocher encore plus de la côte française. Et là, avec le spi en tête, bien lofé, on commence à faire de la vitesse, 5 nœuds, 6 nœuds ! On voit des Surprises défiler sous nos voiles. Ça glisse encore ! Enorme plaisir ! Il paraitrait, toujours d’après ce cher tracking, qu’à ce moment nous passions de la 26ème à la 6ème place. Autour de nous des bateaux qu’on ne voyait plus depuis qu’on s’était arrêtés à Yvoire, quelques heures plus tôt. Mais ça ne peut pas durer éternellement. C’est maintenant un peu plus au large que le vent forcit. Et de notre côté il tourne, on affale. Le groupe rattrapé nous sème (pas tous heureusement !).

A ce moment-là, il faut parler du paysage, un orage arrive depuis Genève. Des éclairs gigantesques déchirent le ciel, éclairant toutes les petites risées du petit lac. C’est très beau. Le vent monte. Parfait pour mettre un spi. Ou pas. Ça dépend des risées. Avec un peu de réactivité on parvient encore à grappiller quelques places. Le plus dur maintenant reste de trouver l’arrivée !

Nous la coupons 16ème, à 5s du suivant, contents de cette course pleine de péripéties, et ultra motivés pour le Bol d’Or le week-end prochain !

Lien vers la cartographie : Georacing iframe


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