Critérium de Genève 2020

Premier critérium de la saison, et ça fait plaisir aux équipiers qui rongeaient leur frein depuis mars. A bord de LUC Voile 1, on retrouve Loïc à la tactique, Zoé pour embraquer, Adrien GV en main, Yoann number one et Yann à la direction.

Sur LUC Voile 2, ils sont bien déterminés à montrer qu’en inscrivant un second bateau, le LUC a de la réserve. Lennard à la barre, Pierre en piano tactique, Edoardo numéro Uno et Aldo à l’embraque, l’équipage formé pour l’occasion a eu à cœur de se préparer au mieux avec notamment une participation au NES de Vidy le mercredi précédent.

— Samedi —

LV1 : Au briefing, les consignes sont simples : respecter les règles de régate, et faire attention aux mouettes. Ça tombe bien, la reine est à bord. Sur l’eau dès 12h30 frais comme des gardons après une nuit à bord, l’équipe fait quelques réglages avant la première manche.

Départ un peu en retrait dans un bon nord-est à 10 nœuds, il faut ensuite batailler pour revenir sur l’avant. Difficile sur ce premier bord de près. Passage de la bouée au vent et descente sous spi, c’est là que l’équipe fait la différence grâce aux indications de Yoann. A l’arrivée à la bouée sous le vent, c’est la grande classe : Loïc et Yann positionnent idéalement le bateau pour arriver tribord et engagé sur le bateau au-dessus ce qui permet un fabuleux passage, une belle enroulée et 2 places de prises !

 

 

Pour résumer cette première journée, un bon vent qui faiblit en fin de journée, des départs moyens mais de super passages de bouées et un équipage rodé. « Bizarre, c’est généralement l’inverse que je fais » remarque le barreur. Bilan : 10, 6, 6 et 9

LV2 : La journée du samedi a été appréciée pour ses conditions météo, avec globalement des départs bien négociés par Lennard. C’est généralement dès le premier bord de près que l’équipage reconnaît avoir encore une bonne marge de progression, et la tendance générale au cours des bords successifs a plutôt été de perdre que de gagner des places. La plus grosse erreur tactique aura été de sous-virer un bateau à l’approche de la layline tribord plutôt que de décroiser et contrôler les 5 bateaux suivants… lesquels leur sont passés sous le nez alors qu’ils échouaient un bord breton perdu d’avance. Un petit souci technique sur l’enrouleur de génois a compliqué un départ et passage sous le vent, ce qui oblige l’équipage à affaler le génois à chaque fois.

 

 

Interlude Protêt – une opération à ne pas prendre à la légère !

Lors de la manche 4, une situation tendancieuse avec Chinook fait prendre à l’équipage la décision de poser un protêt sur l’eau. Chinook le réfute et proteste contre eux en retour, il faudra donc s’en remettre au jury. L’équipage a voulu faire l’effort d’aller au bout de la démarche, c’est à dire remplir la demande de réclamation avec la description de la situation. Seulement voilà, toutes les informations doivent être exactes et une grossière erreur sur le numéro de manche amènera le jury à refuser la demande… En même temps, quand on ne sait pas compter jusqu’à 4, difficile de prétendre mieux maîtriser les règles que le vice vainqueur du critérium 😆

Au final, ils rentrent avec les 9, 7, 9, 7e places.

 

Bon, le soir les deux équipages ne se laissent pas abattre, une fondue est prévue et il s’agirait de lui faire honneur !!

 

 

— Dimanche —

Dimanche matin, départ sur l’eau à 9h30 pour une première manche prévue à 10h. Un faible Sud-Ouest souffle portant les bateaux à la ligne de départ. Il finit par tomber complètement. 10h30, heure de baignade pour se rafraîchir d’un soleil timide mais chaud. Le comité sonne finalement le rappel au port dans l’attente d’un petit quelque chose plus tard. C’est un peu avant 13h que les équipages sont renvoyés sur l’eau, les drapeaux commençant à voler.

Yann est content

Lennard invoquant le vent

LV2 : La seule et unique manche lancée le dimanche aura été plus laborieuse. Initialement sur l’avant de la flotte, l’option droite choisie s’est avérée perdante et le vent mollissant de façon constante, il aura même été difficile de terminer avant la fermeture de la ligne, ce qui n’aurait pas changé le résultat final vu que le bateau a été jugé UFD.

LV1 : Bon, cette fois plus d’erreur. Enfin, c’est l’idée… Un départ milieu de ligne après avoir estimé qu’il fallait partir à gauche cherchant la côte. C’est chaud, un peu haut, abattue, re-lofe Biiiiiip top départ. Quelques doute du numéro 1 concernant la ligne, mais pas le temps de s’éterniser, tout de suite dans le jus au contact avec le surprise dessous , chaud chaud chaud !

Doucement distancé, l’équipage vire pour se recentrer, et tombe sur « l’ado » la plus chanceuse de l’histoire des adonnantes.  Tout ça combiné les place 2e à la bouée au vent. Une descente très tactique avec 2 bateaux les dépassant mais une superbe enroulée de bouée les place en embuscade. Ils vont chercher la droite pour trouver les risées, cependant la gauche est favorable et n’arrête pas d’adonner. Pour finir, une descente sous spi dans un vent faiblissant. Ils profitent d’une petite veine de vent au milieu, mais le CER qui va chercher la côte réussi à passer devant. Ils coupent donc la ligne en 5e position !

Oui, mais… la ligne était bien dépassée au départ, cette manche sera donc UFD, comme les copains…

Au final, le LUC fini avec les 8 et 9e places sur le week-end, les participants repartant avec l’expérience engrangée.

Le convoyage retour restera un moment dans les mémoires de Pierre et Edoardo, Loïc et Yann. Avec un départ au moteur, les voiles de convoyage sont rapidement gréées pour profiter du vent forcissant progressivement. Les deux bateaux se suivent entre les orages côté Suisse d’abord puis côté France. Une absence d’anticipation sur LUC Voile 2 a conduit à une affalée de spi dont l’équipage se serait bien passé de se vanter si LUC voile 1 n’avait pas été témoin de la scène !

Yann toujours content

Yann content mais mouillé

Adrien Peltier


Centre sportif universitaire lausannois
EPFL
Unil
Forum EPFL
marine-electronic.com
WIMI
Lausanne Ville Olympique
SSU